| |
L'art de se chausser avec élégance et distinction ... On ne porte pas le soulier, c'est lui qui nous porte.
 |
Que serait un homme sans soulier ? La question est de taille et j'y réponds en disant "RIEN". Il paraît que les gens jugent un homme sur ses souliers et son auto ; c'est dire à quel point nous vivons dans un monde censé.
Il est cependant évident qu'un homme qui ose se ballader avec des godasses jamais cirées et toutes cabossées ne pourra que très difficilement passer pour quelqu'un de soigneux et d'organisé.
Il est absolument fondamental d'apprendre à respecter ses souliers, c'est un peu votre image qui se relfète sur le cuir luisant de vos Shipton.
Les plus insolents de mes lecteurs me diront qu'il ne sert à rien de prendre soin de ses souliers si des gros connards de malapris dans le métro les piétinnent impitoyablement. Je suis d'accord mais c'est là la croix que les gentlemen porter dans ce monde de brutes et de sauvages.
Lorsque les portes du métro s'ouvrent et que la plèbe bovine vomit sa procession d''ecervvellés quelle douleur que de sentir la croute de son soulier s'abimer et craquer sous le poids de ces abrutis de mal élevés qui, comme paniqués, tueraient pour avoir la place assise.
Il n'y a rien à faire de plus que de se tenir le ventre tous les matins mes amis, ou acheter un Mercedes ML comme tout le monde |
Je sélectionne de manière très pointilleuse mes souliers et veille à ne pas acheter de la merde, selon moi, une bonne paire de pompe ca doit facturer pas moins de 300 euros, c'est vraiment le minimum, il est hors question de payer moins cher...c'est de très mauvais goût !
Les babouches Afghanes sont en cuir pleine fleur, cousue good year mais ne se portent pas avec le costume du banquier élégant, sauf peut être si les Taliban esquissent quelques collections de burnous à rayures et poignets mousquetaires, ah ! ah ! ah ! ca c'est envoyé...
Il n'y a pas de vraies règles en matière de choix de souliers, il faut comme partout dans la vie, choisir ce qu'on aime et ce avec quoi on se sent à l'aise, pour cela, faut-il encore se connaître ce qui n'est pas le cas de la majorité.
Mise à part la question relative au prix et à la qualité qu'il garantie en général, je pense que malheureusement tous les goûts sont dans la nature. |

|
Quelques références :
|
Crockett & Jones, chausseur britannique à la collection très inspirée (Madeleine). La qualité est tout simplement exceptionnelle. Les modèles couleur 'gold' sont absolument superbes de même que les montantes en cuir retourné. On y trouve du sur-mesure pour le prix du prêt à porter chez Lobb. Une très très bonne adresse. (Ex- fournisseur de Lobb). |
|
| Corthay, du sur mesure de très très haute facture (rue Volney près de la place Vendôme). Attention les modèles prêt à porter ne sont pas signés Corthay. |
? |
| Shipton & Heneage et une formidable enseigne. Le cuir est souple et tendre le pied est enveloppé dans un chauson d'une qualité remarquable. On y trouve de magnifiques modèles, un peu cher, certes, mais exclusivement réservés aux Gentlemen. |
|
| Les fameuses Sebago se portent le week end, façon sportswear pendant un bon méchoui par exemple. Attention aux chaussettes ... elles sont à banir. Vous auriez l'air d'un con. |
|
| John Lobb est une marque de prestige que l'on ne porte que lorsqu'on atteint une certaine maturité et que l'on respecte suffisamment le beau soulier. Si vous avez les moyens allez-y. £450 pour une paire en prêt a porter et trois fois plus pour le sur mesure. Bien entendu le moule de vos pieds et conservé pour vos prochains achat. A Londres : 88, Jermyn Street. A Paris, c'est à la boutique Hermès que je vais. |
? |
Church's - A l'époque du Franc fort il était donné à tout chômeur élégant de s'offrir une paire de Church's, elle ne coûtaient presque rien. Maintenant les prix ont sérieusement augmentés et la qualité n'est plus aussi irreprochable. Il est recommandé de préférer les intérieurs tout cuir.
|
? |
| Allen Edmond's (commentaire à venir) |
|
| Edward Green, le fin du fin, de superbes souliers. |
|
|
Je vois d'ici des petits malin qui doivent se demander : "ouaiiiiis, ce bob il nous bassine avec toutes ces godasses mais il nous explique pas ce que c'est que le cousu good year"
Qu'à cela ne tienne, voici de quoi satisfaire les curieux. Tout d'abord, précisons que le nom de ce montage n'a rien à voir avec les pneumatique si ce n'est que les machines permettant de mécaniser cette fabrication ont été déposé par la firme qui possédait un département de machines-outils. C'est le montage noble, plutôt artisanal de la chaussure. C'est la chaussure des connaisseurs et des passionnés. Toutes les plus grandes marques de prestige et les bottiers l'utilisent. La fabrication se fait en deux temps : tout d'abord une couture latérale invisible fixe la tige, la trépointe à une lèvre (ou mur de gravure) de la première de montage, ensuite après remplissage, la semelle de marche est cousue avec du fil poissé à la trépointe.
·
Le principale avantage est le confort. Du fait de sa complexité, le montage impose l'utilisation de matières de tout premier choix. La chaussure ne se déforme pas et assure un excellent maintien du pied. Ensuite nous pouvons dire qu'il assure une protection maximale contre les intempéries. Ce sont des chaussures conçues pour durer de longues années. Elles peuvent être ressemelées plusieurs fois, mais ce travail ne doit être confié qu'à un artisan cordonnier compétent et équipé.
Les inconvénients :
- C'est un montage onéreux, réservé à une distribution sélective et à une élite de gentleman
- Le prix de ces chaussures se situe rarement à moins de 250 euros (c'est un minimum) et n'a pas de limite supérieure (donc pour les vrais gentlemen)
- Le processus de fabrication est très long à réaliser et techniquement exigeant.
- Les chaussures nécessitent d'être brisées et ne donnent leur réel confort qu'au bout de plusieurs jours d'usage.
- Elles nécessitent beaucoup de soin et en particulier il est recommandé d'y insérer des embauchoirs lorsqu'on ne les utilise pas.
- Il est déconseillé de les porter plusieurs jours de suite
Voici quelques croquis extraits du très riche Traité de haute cordonnerie de Monsieur Alain Madec, (1999) qui vous permettrons de mieux comprendre l'art d'assembler le soulier.
*****************************************
 |
voici le schéma du montage d'un soulier cousu good year. |
|
|
Ici nous décrivons les différentes parties du souliers.
Notons que la Trepointe du soulier est la partie la plus fragile et doit être l'objet de la pus grande attention pour les utilisateurs des transports en communs.
Je pense que prendre le métro en Crockett & Jones reviendrait à porter le costume Lanvin dans une porcherie. |
|
|
Richelieu ou Derby ? Pour moi c'est Richelieu.
Je trouve que le Derby n'est pas très élégant, pas suffisament fin, trop grossier ; mais c'est là affaire de goût j'en conviens. |
|
pour plus d'informations, achetez le livre d'Alain Madec : Traité de haute cordonnerie (1999)
© 2010 hbob Industriz - Tous drois réservés Hank Boomer - les délinquants seront massacrés
|
|