" Les dames portaient
chausses d'écarlate ou de migraine et les dites chausses
montaient au-dessus du genou, juste de la hauteur de trois
doigts ; la lisière était de quelques belles broderies ou
découpures. Les jarretières étaient de la couleur de leurs
bracelets, et serrées au genou par-dessus et par-dessous."
La jarretière est pratiquement
passée de mode, excepté comme accessoire purement érotique.
La coutume selon laquelle le garçon d'honneur se glisse
sous la table du repas de noces pour dérober sa jarretière
à la mariée reste encore répandue dans certaines régions.
L'Ordre de la Jarretière fut fondé en 1348 par Edouard III
d'Angleterre.
D'après la légende, la comtesse
de Salisbury aurait perdu une jarretière au cours d'un bal,
rendant cet accessoire dûment célèbre. Le succès de la jarretelle
coïncide avec l'invention en 1878 par le Français Féréol
Dedieu du porte-jarretelles : cet accessoire de lingerie
féminine - qui avait fait l'objet l'année précédente d'un
autre brevet Outre-Atlantique sous le nom de "bretelles
américaines"- s'attachant autour du bassin et se
prolongeant par quatre jarretelles qui servent à maintenir
les bas s'impose rapidement aussi bien aux Etats-Unis qu'en
Europe.
Son emploi se généralise après
la Seconde Guerre mondiale avec la disparition progressive
du corset. Il disparaîtra toutefois dans les années 1970
avec le triomphe du collant. Le porte-jarretelles est de
retour dans la lingerie féminine depuis le début des années
1980. Il est synonyme pour un certain nombre de femmes d'un
raffinement et d'un érotisme extrêmes. Les femmes conscientes
de son pouvoir de séduction savent en jouer sans en abuser,
tandis que pour d'autres il fait figure de symbole du fétichisme
d'après-guerre et représente un objet pour le moins licencieuxŠ
(Bibliographie : "Les dessous"
par Marie Simon, Paris : éd. du Chêne, 1998 et "Les mots
du costume" par Colette Guillemard, Paris : éd. Belin, 1991)
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